
Un accueil de jour coûte en général entre 25 € et 60 € par jour, un hébergement temporaire en établissement entre 60 € et 90 € par jour. Plusieurs aides sont mobilisables pour réduire cette facture : l'aide au répit de l'APA jusqu'à 583,52 € par an, un crédit d'impôt de 25 %, et parfois l'aide sociale ou une caisse de retraite. Voici comment les activer.
Combien coûtent réellement l'accueil de jour et l'hébergement temporaire
Le tarif d'un accueil de jour varie selon le statut de la structure : comptez entre 25 € et 40 € par jour dans un établissement public ou associatif, et jusqu'à 60 € dans le privé commercial, repas et parfois transport compris. Le nombre de jours par semaine influe directement sur la facture mensuelle : une journée hebdomadaire reste souvent suffisante pour souffler sans déséquilibrer le budget.
Pour un hébergement temporaire en EHPAD, le tarif journalier facial tourne autour de 60 à 90 €, proche de celui d'un séjour permanent. La durée est plafonnée à 90 jours par année civile, répartissables en un ou plusieurs séjours. Le reste à charge réel, une fois l'APA déduite du tarif dépendance, se situe souvent entre 20 € et 30 € par jour.
L'aide au répit de l'APA, le levier principal
Si votre proche perçoit déjà l'APA à domicile et que son plan d'aide a atteint son plafond, une enveloppe complémentaire peut être débloquée pour financer un accueil de jour, un hébergement temporaire ou des heures d'aide supplémentaires : jusqu'à 583,52 € par an en 2026. Cette aide suppose que vous soyez reconnu comme aidant « indispensable » par l'équipe médico-sociale du département, c'est-à-dire que vous :
- Assurez une présence ou une aide indispensable au maintien à domicile de votre proche ;
- Ne pouvez pas être remplacé par un autre membre de l'entourage pour cette aide ;
- Faites inscrire explicitement ce besoin de répit dans le plan d'aide APA, lors d'une première demande ou d'une révision.
Une participation financière peut rester à votre charge selon les ressources de la personne aidée, dans les mêmes proportions que pour le reste du plan d'aide.
Les autres aides à connaître
La majoration en cas d'hospitalisation de l'aidant
Si vous devez vous-même être hospitalisé et que personne ne peut vous remplacer, une aide ponctuelle distincte peut couvrir un hébergement temporaire ou une aide à domicile de relais, jusqu'à 1 159,32 € en 2026. La demande se fait auprès du président du conseil départemental, au plus tard un mois avant une hospitalisation programmée.
Le crédit d'impôt de 25 %
Les dépenses d'hébergement et de dépendance réglées en établissement ouvrent droit à un crédit d'impôt de 25 %, dans la limite de 10 000 € par an et par personne imposable, soit jusqu'à 2 500 € de réduction. Il s'applique aussi bien à un séjour permanent qu'à un accueil de jour ou un hébergement temporaire.
L'aide sociale à l'hébergement (ASH)
Quand les ressources de la personne aidée sont insuffisantes et que l'établissement est habilité à l'aide sociale, l'ASH peut prendre le relais pour un séjour temporaire. La demande se dépose auprès du CCAS de la mairie de résidence.
Les caisses de retraite et les mutuelles
En dehors du dispositif APA, certaines caisses (CARSAT, MSA, régimes de la fonction publique) proposent des aides ponctuelles pour un séjour de répit, tout comme certaines mutuelles santé. Le montant et les conditions varient selon la caisse, il faut se renseigner directement auprès d'elle.
Comment engager la démarche
Le point d'entrée le plus simple reste le CLIC ou la plateforme de répit de votre département : ces structures orientent gratuitement vers les dispositifs adaptés à votre situation. Comptez plusieurs semaines de délai pour l'instruction d'une demande de majoration APA, il vaut donc mieux anticiper dès que le besoin de répit se fait sentir plutôt que d'attendre l'épuisement.
24 septembre 2026